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Serveurs de stockage

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Serveurs de stockage : NAS, SAN et le choix fichier ou bloc

Stocker en réseau ne veut pas dire une seule chose. Un NAS partage des dossiers accessibles à tous ; un SAN présente des disques bruts à des serveurs. Ce sont deux façons d’organiser la donnée, et l’on ne passe pas de l’une à l’autre sans conséquence.

La confusion la plus courante consiste à comparer un NAS et un SAN sur leur capacité. Ce n’est pas la bonne question : ils ne rendent pas le même service. Le premier sert des fichiers, le second sert des blocs à un système qui, lui, en fera ce qu’il veut.

NAS QNAP
SAN
Stockage fichier et bloc
10 GbE

Ce que couvre la rubrique

NAS pour le stockage partagé en fichiers et SAN pour le stockage en blocs constituent les deux voies. Les gammes QNAP couvrent le NAS, de la tour de bureau au rack redondant ; le SAN Lenovo répond à un besoin distinct, celui des serveurs qui réclament des volumes de disques dédiés.

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Fichier ou bloc : deux services différents

Le NAS sert des fichiers

Un QNAP TS-664-8G expose des dossiers partagés que postes et utilisateurs montent directement. Sauvegardes, partage bureautique, archivage : le NAS gère les droits et les protocoles, et se branche sur le réseau existant sans reconfigurer les serveurs.

Le SAN sert des blocs

Le Lenovo ThinkSystem DS4200, en 2U à double contrôleur actif-actif et connectivité iSCSI 10 GbE ou Fibre Channel 16 Gb, présente des volumes bruts à des serveurs. Ceux-ci les voient comme leurs propres disques. C’est le stockage des hyperviseurs et des bases de données exigeantes.

Comment trancher

Si des utilisateurs doivent ouvrir des fichiers, c’est un NAS. Si ce sont des serveurs qui réclament des disques rapides et dédiés, c’est un SAN. Le double contrôleur du DS4200 vise une disponibilité qu’un NAS de bureau ne prétend pas offrir.

Monter dans la gamme NAS QNAP

Trois critères font l’écart d’un modèle à l’autre : le nombre de baies, le débit réseau et la redondance d’alimentation.

Bureau compact

Le TS-462-4G, 4 baies SATA et Celeron dual-cœur, cible un petit groupe ou une sauvegarde locale. Extensible à 16 Go, avec slots M.2 pour le cache. L’entrée de gamme sérieuse.

Plus de baies et de réseau

Le TS-664-8G passe à 6 baies, un Celeron quad-cœur et surtout deux ports 2,5 GbE : le débit réseau suit la capacité, ce qui évite que le partage ne plafonne dès que plusieurs postes y accèdent.

Le 10 GbE pour la charge

Le TS-832PX-4G, 8 baies, ajoute deux ports 10 GbE SFP+ : quand le NAS alimente de la virtualisation ou du montage vidéo, c’est le lien réseau qui devient le goulot, pas les disques.

Le rack redondant

Le TS-1264U-RP-4G, rack 2U et 12 baies, ajoute une alimentation redondante 2×300 W hot-swap : le niveau où une panne d’alimentation ne doit plus arrêter le stockage.

Deux questions cadrent le choix avant toute comparaison de capacité : qui accède à la donnée — des utilisateurs ou des serveurs — et le lien réseau suivra-t-il la charge. La première sépare le NAS du SAN ; la seconde départage les modèles QNAP entre 2,5 GbE et 10 GbE. La capacité brute ne se discute qu’ensuite.

Questions fréquentes

Un NAS peut-il remplacer un SAN pour de la virtualisation ?

Dans certains cas modestes, un NAS haut de gamme en 10 GbE dépanne. Mais dès que plusieurs hyperviseurs réclament des volumes rapides et hautement disponibles, le SAN à double contrôleur actif-actif comme le DS4200 apporte une résilience et des performances de bloc qu’un NAS de partage n’est pas conçu pour garantir. Ce sont deux réponses à des exigences différentes.

Combien de baies prévoir sur un NAS ?

Assez pour la capacité cible et le niveau de RAID choisi, avec une marge de croissance. Passer de 4 baies (TS-462) à 6 (TS-664) ou 8 (TS-832PX) change la capacité utile après RAID. Sous-dimensionner conduit à remplacer le boîtier plus tôt que prévu, alors qu’un modèle à baies supplémentaires laisse ajouter des disques.

Le 10 GbE est-il vraiment utile sur un NAS ?

Il l’est dès que plusieurs accès simultanés ou de gros fichiers saturent un lien Gigabit. Le TS-832PX-4G, avec ses ports 10 GbE SFP+, sert le montage vidéo ou la virtualisation, où le réseau devient le facteur limitant avant les disques. Pour de la sauvegarde bureautique, le 2,5 GbE du TS-664 suffit largement.

L’alimentation redondante justifie-t-elle le passage au rack ?

Elle le justifie quand une coupure d’alimentation ne doit pas arrêter le stockage. Le TS-1264U-RP-4G embarque deux blocs hot-swap : l’un lâche, l’autre prend le relais et se remplace à chaud. Un NAS tour n’a qu’une alimentation. Cet écart ne se voit jamais, sauf le jour d’une panne — et ce jour-là il décide de la continuité.

iSCSI ou Fibre Channel pour un SAN ?

Le DS4200 propose les deux. L’iSCSI 10 GbE réutilise l’infrastructure Ethernet, plus simple et souvent suffisant. Le Fibre Channel 16 Gb, sur réseau dédié, vise les environnements les plus exigeants en latence. Le choix dépend de l’existant réseau et du niveau de performance recherché, pas d’une supériorité absolue de l’un sur l’autre.

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